Présentation du blog : La danse Butô

Dans le cadre d'un cours, Théâtre et autres arts, de deuxième année de licence en Études Théâtrales, je me suis intéressé à la danse Butô et plus particulièrement à ses influences et ses rejets, à la fois Japonais et Occidentaux.

Cela n'est qu'une première approche d'une esthétique chorégraphique particulièrement complexe, il y a certainement des imprécisions et peut-être même des erreurs. Je vous invite donc à palier à mes lacunes et à faire partager vos connaissances pour améliorer ce travail.

Bonne visite,
Zéphyr

dimanche 29 mai 2011

Introduction aux influences et contre-influences Japonaises

       Hijikata jugeait les formes scéniques traditionnelles, en particulier le kabuki et le théâtre nô, sclérosées et perverties. En effet, celles-ci lui semblaient incapables de représenter la société actuelle, ses traumatismes, et ses nouvelles problématiques. La danse Butô semble s’opposer ainsi dès sa conception aux formes dramatiques et chorégraphiques japonaises. Néanmoins, il est difficile de concevoir qu’un genre artistique puisse naître de lui-même. Le Butô, même s’il se veut une danse nouvelle, ne peut pas réellement rompre avec la culture qui l’a vu faire ses premiers pas. L’art est toujours profondément lié à la société : la conception même de l’art dépend de celle-ci dans le sens où le théâtre japonais n’est pas un art cloisonné à la différence du théâtre occidental. En effet, en Europe, le théâtre n’est que pur art dramatique alors que les formes scéniques orientales relèvent presque toutes de « l’art total » : elles mêlent à la fois la danse, le théâtre, la musique, la poésie, etc. C’est ainsi que le Butô est considéré comme une danse particulièrement théâtrale, elle tient en effet certaines de ses caractéristiques du Théâtre Nô ou du Kabuki, mais d’un autre côté ces deux genres dramatiques sont aussi chorégraphiques. Nous allons donc observer ici le Butô en parallèle des deux grandes formes scéniques qui le précèdent mais aussi en fonction de la culture japonaises et plus précisément sa culture spirituelle.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire