Présentation du blog : La danse Butô
Dans le cadre d'un cours, Théâtre et autres arts, de deuxième année de licence en Études Théâtrales, je me suis intéressé à la danse Butô et plus particulièrement à ses influences et ses rejets, à la fois Japonais et Occidentaux.
Cela n'est qu'une première approche d'une esthétique chorégraphique particulièrement complexe, il y a certainement des imprécisions et peut-être même des erreurs. Je vous invite donc à palier à mes lacunes et à faire partager vos connaissances pour améliorer ce travail.
Bonne visite,
Zéphyr
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dimanche 29 mai 2011
Introduction aux influences et contre influences occidentales
Hijikata, lorsqu’il donna naissance au Butô, ne se situa pas seulement en fonction des arts vivants préexistant au Japon mais aussi en rapport à la culture occidentale. Le Butô, par nature, rejette le ballet classique. Celui-ci et sa volonté d’un esthétisme parfait, sa rigueur physique et son imaginaire féerique est aux antipodes du Butô qui prône l’inabouti et l’imparfait, se concentre sur l’intériorité du danseur et non pas l’effet de la danse sur le public et se situe dans un univers fondé à partir des textes de Sade, Lautréamont, Genet ou encore Bataille. De plus, leurs conceptions de la danseuse sont diamétralement opposées dans le sens où la ballerine termine sa carrière lorsqu’elle atteint une quarantaine d’année alors que c’est l’âge où le danseur de Butô ne fait que commencer. C’est une « particularité » que l’on retrouve dans l’art du Nô, qui voit sa finalité « rojaku », la « calme beauté de la vieillesse » et non pas dans la jeunesse des interprètes.
jeudi 12 mai 2011
lundi 9 mai 2011
Les Influences Scéniques
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| Francis Bacon Carlotta Ikeda Edward Munch |
L’expressionnisme est tout d’abord un mouvement artistique au sens large, il est en effet présent en danse, en peinture, en architecture… Il apparaît en Europe du nord et Allemagne durant les années 1920. Ce mouvement se définit par une volonté de projeter une subjectivité qui déforme la réalité et inspire au spectateur une réaction émotionnelle. L’art expressionniste se fonde sur des visions angoissantes et souvent violentes nées d’une vision pessimiste du monde
Une vision symptomatique de cette atmosphère qui planait à l’époque et qui donna naissance à la première guerre mondiale. On peut ainsi associer cette perception à celle des danseurs Butô à propos d’Hiroshima.
Hexentanz ou La Danse de la sorcière de Mary Wigman
Dans ce solo, Mary Wigman porte un masque, accessoire rappelant le théâtre Nô, on constate que la danseuse s’est fortement inspiré d’un certain exotisme, la danse assise étant traditionnelle en Océanie. On peut aussi remarquer cette particularité commune entre ce solo et le butô, le mélange entre représentation de la part obscure du danseur et une forme sacralité dans la danse. Il y a par ailleurs le même rejet des conventions classiques, l’artiste n’hésite pas pratiquer sur le sol, à renier toute esthétique au profit d’une forme de catharsis personnelle.
Le mime
On remarque aussi de nombreux liens entre le Butô, celui pratiqué par Kazuo Ono principalement, et le mime. Les deux artistes entament la représentation de même base : Un maquillage blanc. Les similitudes tiennent certainement dans un unique objectif : Celui d’exprimer par le corps, le visage et le geste.
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| Kazuo Ôno |
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| Le Mime Marceau |
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